L’interview d’Hélène, éducatrice spécialisée, diplômée en 2012

Merci à Hélène de nous faire part de son parcours depuis le DUT, Hélène est aujourd’hui éducatrice spécialisée et titulaire d’un Master 2 en sciences de l’éducation !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Hélène GARRIGUES et j’ai 24 ans. Je suis actuellement éducatrice spécialisée à l’Aide Sociale à l’Enfance d’un département d’Ile de France. Je viens de finir un Master 2 en Sciences de l’Education.

En parallèle, je suis membre d’une OING au sein de laquelle je m’épanouie.

Pourquoi avoir choisi l’IUT ? Tu avais postulé dans d’autres formations ?

L’IUT n’était pas mon premier choix. Parallèlement au DUT, je m’étais inscrite dans deux écoles de travail social. L’IUT devait me permettre d’optimiser mes chances d’entrer en formation pour devenir éducatrice spécialisée.

Qu’as-tu fait après l’obtention de ton DUT ?

Après l’obtention du DUT, je suis entrée en troisième année de formation d’éducateur spécialisé, au sein de l’ETSUP, une école de travail social sur Paris avec qui l’IUT avait établi un partenariat.

Comment s’est passée l’année préparant au DEES ?

Cette troisième année de formation a été intense. Il fallait intégrer une nouvelle promotion d’étudiant formée depuis déjà deux années, comprendre les attentes du DEES, s’entrainer aux épreuves, préparer les dossiers, effectuer son stage à responsabilité… Toutefois, cela n’a été qu’une continuité de mes deux années de DUT. Le rythme de travail et la rigueur acquise via le DUT, m’ont permis d’aborder cette troisième année le plus sereinement possible. Il a cependant été compliqué pour moi de comprendre la logique du DEES, qui est une logique de diplôme professionnel et non universitaire.

Pourquoi avoir aussi continué un parcours universitaire avec la licence sciences de l’éducation ?

Je ne pensais pas aller un jour à l’Université. Mais le DUT étant implanté sur le campus de l’Université de Nanterre Paris Ouest La Défense, j’y ai alors passé deux années. Deux ans durant lesquels j’ai pu rencontrer des enseignants chercheurs de différentes disciplines. Leurs travaux et leur passion m’ont ouvert d’autres perspectives, d’autres envies. Il était alors important pour moi de poursuivre mon cursus universitaire en Licence Sciences de l’Education, en parallèle du DEES.  Ceci afin de me permettre de poursuivre en Master si l’occasion se présentait.

Quelle formation suis-tu aujourd’hui ?

Aujourd’hui je viens de finir un Master 2 Sciences de l’Education mention Education Familiale et Intervention Socio-éducative en Europe à l’Université de Nanterre Paris Ouest La Défense. Je souhaite, si cela m’est possible, poursuivre en doctorat.

 

Dans quelle structure travailles-tu aujourd’hui ? Quelle est ta fonction ?

Je travaille depuis l’obtention de mon diplôme, au sein d’un service de l’Aide Sociale à l’Enfance d’un département d’Ile de France. Je suis référente d’une petite trentaine de mineurs et de jeune majeurs, placés en foyer, lieu de vie ou famille d’accueil, par décision judiciaire ou administrative. J’ai un rôle de coordination et d’animation du réseau partenarial qui intervient autour des enfants, jeunes et de leur famille. J’ai également pour mission de mettre en œuvre les décisions judiciaires.

Dans quelques semaines j’intégrerai un nouveau service de l’Aide Sociale à l’Enfance, nouvellement créé, spécialisé dans le suivi de l’ensemble des jeunes majeurs (18-21 ans) du département. Ce changement de service va me permettre de développer de nouvelles compétences, telles que l’animation d’action collective et la création d’outils.

Comment as-tu trouvé cet emploi ?

J’ai effectué mon stage à responsabilité au sein d’un service de placement familial de ce département. Suite à cette expérience, j’ai souhaité préparé le concours d’Assistant socio-éducatif de ce même département.

Quel regard plus général portes-tu sur ton métier ?

Un métier humainement riche et difficile. Riche de rencontres, d’expériences et de travail en partenariat. Difficile de par les situations complexes rencontrées, où parfois les perspectives d’évolution sont extrêmement limitées. Mais également de par les moyens dont nous disposons, parfois non adaptés ou tout simplement en baisses.

Comment envisages-tu ton avenir professionnel ? Quels sont tes projets ? 

A ce jour, je dirais tout d’abord que je souhaite poursuivre mes études universitaires en doctorat. Au niveau professionnel ensuite, je souhaiterai me diriger vers des postes de types chargé de projet/chargé de mission. Toutefois, je sais aujourd’hui que les opportunités nous amènent parfois à revoir quelque peu nos projets initiaux, d’autant plus que beaucoup de choses me plaisent.

Quel est ton meilleur souvenir à l’IUT ?

Je n’ai pas de meilleur souvenir en particulier, mais plutôt globalement ce que l’IUT m’a apporté avec du recul : une prise de conscience, de la confiance, une envie de réussir qui m’anime encore aujourd’hui dans tout ce que j’entreprends.